Lunchboss
19/7/2019

Lunch Boss #9 - A table avec Benoît Jacquemont d'Akeneo

Benoît et Akeneo en quelques motsDans les années 2000, Benoît rencontre Fred et Nico, en poste chez Smile, un fournisseur d’intégration et d’infogérance.

En 2013, ils s’associent pour créer Akeneo dans le but de lancer un PIM (Product information management) en open source, sujet peu exploré à l’époque avec une concurrence quasi inexistante ou en déclin.

Grâce à leur premier POC avec un grand du luxe français, ils entament une levée de fonds de 300 k€ en SEED en juillet 2013 auprès de KIMA Ventures et Nestadio Capital.

S’en suivent des levées de fonds de 2M avec Alven, 9M avec Partech, un ticket avec salesforce et annoncent tout récemment une levée record à 41 M d’€  leadée par Summit Partners.

Aujourd’hui présent en France, aux États-Unis, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Espagne et en Israël, Akeneo compte plus de 180 collaborateurs.

En tant que CTO, Benoît a profité de ce repas convivial pour nous partager ses erreurs, ses réussites et ses conseils d'entrepreneur. Les REX de Benoît

1/ Bien que ce soit avant tout par valeur et conviction personnelle, Akeneo recommande l'open source. Avantages : faire connaitre et tester son produit partout dans le monde. Leur solution a été traduite en 37 langues par la communauté. Seul inconvénient, 20% de leur loss sont les clients qui préfèrent la version open source gratuite. Il est donc important de garder un gap entre la version open source et la version entreprise.  

2/Il est préférable de concevoir un outil généraliste et ne pas répondre favorablement à toutes les demandes spécifiques des clients. Si vous n'avez que des personnes du service et de la satisfaction clients dans les équipes, embauchez vite un responsable produit. Une feature stratégique doit être développée en concertation avec plusieurs clients, idéalement issus d'industries différentes.

3/ Rex recrutement : il faut prendre le temps de trouver des profils hybrides, variés et complémentaires et penser à sourcer dans le vivier parisien. Les premiers salariés doivent être autonomes et très vite opérationnels.

4/ La structuration commerciale s'est faite en plusieurs étapes :

1/Partenariat avec des intégrateurs

2/  inbound marketing,

3/ lead generation .

Il faut être très orienté expérience produit et être à l'écoute de son utilisateur.

Au début, une video de Julia, leur persona, qui se bat avec un monstre à 3 têtes, a bien fonctionné notamment sur le marché US qui adore les story telling.

5/ Il faut se faire accompagner pour le développement à l'international.  

Il existe des aides de la COFACE notamment pour financer des actions à l'étranger : entrées à des events, financement de stand,...

6/ La première levée de fonds est la plus difficile : pas de clients, pas de metrics, une techno en développement, un mois de trésorerie,... donc les négociations sont difficiles et il est préférable de se faire accompagner. Le principal atout à ce stade : l'équipe et sa complémentarité, sa crédibilité et la force de l'association (anciens collègues).

7/ Le choix des investisseurs est important. Ils doivent apporter autre chose que de l'argent.

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