Lunchboss
1/10/2018

Lunch boss #1 - A table avec Yann de Saint Vaulry de Daxium

Yann en quelques motsYann est un multi-entrepreneur, créateur et développeur d'entreprise de l'IT. Il a plus de 20 ans d'expériences dans le secteur de l’informatique en système d’information géographique, logiciels GPS, et logiciels de gestion de contenus web et mobiles.

Yann est aujourd'hui CEO de DAXIUM, éditeur de logiciels spécialisés dans la performance des employés nomades.

Il propose aux enseignes et marques un store de plus de 30 applications à la carte et prêtes à l’emploi pour tout administrer, du merchandising à la maintenance en passant par le mystery shopping.Daxium c'est aujourd'hui 14 actionnaires, plusieurs levées de fonds, un Comité stratégique de haut vol, des utilisateurs dans 45 pays, 3 agences à Nantes, Paris et Dubaï, etc.Au travers de ses différents projets, Yann a cumulé près de 4,5 m€ de levée de fonds et a vécu une introduction en bourse de 2,2 m€.

Il nous partage son retour d'expérience et ses quelques conseils lors de ce déjeuner.

Le meilleur moment pour lever des fonds selon lui

           
  • Quand on a une bonne traction (du CA et des revenus récurrents) mais qu'il nous manque du cash pour couvrir les charges et trouver son point d'équilibre
  •        
  • Quand on peut démontrer son business model à petite échelle et que l'on doit augmenter nos moyens pour accélérer la croissance.

Ces deux critères permettent de déclencher une levée de fonds auprès des business angels et des fonds d'amorçage. Ils apporteront non seulement le cash que vous n'avez pas mais également un réseau, des leads commerciaux, de l'accompagnement dans votre croissance et de la crédibilité.

Avec un peu de recul ce que Yann ferait différemment...

           
  1. Il négocierait une valorisation initiale plus forte et il conserverait une plus grande part du capital
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  3. Il attendrait un peu plus avant de se lancer à la course à l'investisseur en capital. Se financer dans un premier temps avec les aides, subventions et mécanismes existants et rester focus business.
  4.        
  5. Il préparerait mieux les conditions de ventes totales ou partielles de parts (actions placées en PEA par exemple pour une meilleure optimisation fiscale)
  6.        
  7. Il prendrait davantage en compte le facteur humain dans le choix de ses actionnaires pour instaurer une relation saine et de confiance plutôt qu'une relation anxiogène
  8.        
  9. Il structurerait encore plus sa gestion financière afin d'ajuster au fur et à mesure son BP complémentaires.
           
  1. Bien préparer son discours de l'élévator pitch au deck investisseur, il faut être clair et pas trop verbeux. Les concours sont de bons entrainements au pitch et apportent de la visibilité et de la notoriété.
  2.        
  3. Faire soi-même son BP
  4.        
  5. Explorer toutes les sources de financement possible : pôle emploi, l'ACRE, CIR/CII, statut JEI pour les exonérations fiscales et sociales, le crowdfunding, les financements de BPI, les prêts d'honneur
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  7. Faire du chiffre d’affaires : il faut montrer un CA en croissance à de potentiels investisseurs, et bien déterminer son BFR
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  9. Ne négliger aucun conseil

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